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Le développement durable

Dernière version du 24.08.2007 06h45

Sommaire

1 Introduction
2 Le développement durable au cœur de l'économie nationale
2.1 Impact des ménages sur l'aspect économique du développement durable
2.2 La place des entreprises dans le développement durable
2.3 Le rôle de l'État
2.3.1 Éducateur
2.3.2 Législateur
2.3.3 État subvention
3 Le développement durable au cœur de l'économie internationale
3.1 La stratégie européenne
3.2 Les relations Nord-Sud au coeur du développement durable : Le commerce équitable
3.2.1 Comment le définir ?
3.2.2 Quels sont ses objectifs ?
3.2.3 Que représente-t-il du point de vue économique ?
3.3 La politique sur le développement durable des États membres de l’Union Européenne
4 La législation
4.1 Législation française
4.2 Législation européenne
4.3 Législation mondiale
4.3.1 Le protocole de Montréal
4.3.2 Le protocole de Kyoto
5 Document annexe

[modifier (go to modifier-192-section-1.cours)]Introduction

Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement :

  • « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations fu-tures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
  • Autrement dit, il s'agit d'affirmer une double identité :
    • Dans l'espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre.
    • Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir.

Pour simplifier cette définition, on peut simplement affirmer que le développement durable est au centre de trois préoccupations que sont l'économie, le social et l'environnement.
Schéma du développement durable : A la confluence de trois préoccupations. [[Source : Wikipédia]]
Schéma du développement durable : A la confluence de trois préoccupations. (Source : Wikipédia)
Le concept de développement durable est présent tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale, et est soumis à une législation. Mais le problème de la protection de l'environnement peut-il tendre vers un développement économique ?

[modifier (go to modifier-192-section-2.cours)]Le développement durable au cœur de l'économie nationale

[modifier (go to modifier-192-section-3.cours)]Impact des ménages sur l'aspect économique du développement durable

La principale force d'un ménage sur l'aspect économique du développement durable est sa capacité à consommer. Dans ce contexte de consommation, il apparait plusieurs domaines où se rejoignent la protection de l'environnement et la croissance économique.

  • Dans l'électroménager, il est depuis 1995 obligatoire de présenter en magasin l'étiquette écologique du matériel en vente. Celle-ci représente le rapport qualité/consommation énergétique.
  • Dans le matériel électronique, il est instauré depuis le 15 novembre une écotaxe, représentant les frais de recyclage du produit, qui s'ajoute au prix initial de ce dernier.
  • Les emballages sont également au centre de la consommation. Certaines enseignes ou grandes surfaces possèdent un rayon spécial emballage minimum. Les conditionnements sont réduits au maximum, grâce à une démarche systématique de simplification et de réduction des emballages.
  • L'agriculture biologique prend une place grandissante dans la consommation française. L'agriculture biologique est, selon le décret du 10 mars 1981, une « agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de syn-thèse ». De 1999 à 2005, la consommation annuelle des produits issus de l'agriculture biologique a augmenté en moyenne de 10% (selon l'Agence Bio). Sachant que les agriculteurs sont eux aussi à la recherche d'un profit maximum, on peut en déduire dans cette optique, que si les consommateurs achetaient davantage de produits issus d'une agriculture biologique, il y aurait de plus en plus d'agriculteurs conventionnels qui deviendraient des agriculteurs biologiques.
  • Le commerce équitable prend lui aussi une place grandissante. L’évolution du chiffre d’affaires en France des produits majoritairement alimentaires garantis par l'ONG Max Havelaar illustre particulièrement cette tendance. Il était de 18 millions d'euros en 2001 alors qu'il dépasse les 120 millions en 2005, soit une augmentation de plus de 600% en 4ans (http://www.commercequitable.org).

On observe donc bien que le consommateur possède une place de premier choix dans la lutte pour le développe-ment durable, par le biais de sa consommation. De plus, la sensibilisation des ménages pour consommer mieux, peut inévitablement entrainer un changement de politique de la part des entreprises, c'est à dire à devenir moins pol-luantes par exemple.

[modifier (go to modifier-192-section-4.cours)]La place des entreprises dans le développement durable

Les entreprises connaissent un intérêt grandissant à introduire une stratégie en faveur du développement durable. En effet, celles-ci étant mises sous pression de diverses origines (consommateurs, les lois établies par les gouvernements, les actionnaires...), elles suivent avec plus ou moins d'enclin le changement de comportement vis à vis des questions environnementales.
Les entreprises alimentaires sont particulièrement concernées par les changements de comportement des consommateurs. En effet, les rayons spécifiques « Agriculture Biologique », « Commerce Équitable » ou encore les rayons « Self-discount » grandissent, notamment dans les grandes surfaces.
Les distributeurs ne sont bien entendus pas les seuls concernés, les fabriquants et constructeurs (d'électroménager, par exemple), suivent de près les goûts des consommateurs. Ce sont des derniers qui encouragent les entreprises à devenir plus « propres ».
Le développement durable est également un argument publicitaire pour les entreprises, bien que pour leurs détracteurs, ce concept reste à l'étape d'idée inutilisée. Cependant, selon une étude de la CITEPA (décembre 2003), les émissions de gaz à effets de serre ont diminués de 1990 à 2002 de (en équivalent de tonnes de CO2) :

  • 19% dans le domaine de l'industrie manufacturière
  • 15% dans le domaine de l'industrie de l'énergie
  • 6% dans l'agriculture

Il a été créé en 2000 la Global Compact par Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, il s'agit d'un pacte qui illustre la volonté des entreprises, ONG et institutions de s'affirmer comme des acteurs d'une nouvelle économie mondiale plus « responsable ». Ce pacte compte plus de 1300 entreprises dont 200 françaises, il rassemble les différents acteurs (entreprises, ONG, institutions...) autour de neuf principes relatifs aux droits de l'Homme, aux normes du travail et de l'environnement. Un dixième principe de lutte contre la corruption est rajouté le 24 juin 2004. Ces principes visent à promouvoir la responsabilité civique des entreprises afin que le monde des affaires puisse participer à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation.
Il est donc clair que les entreprises connaissent une prise de conscience envers la protection de l'environnement. Celles-ci savent, pour la plupart, qu'il y a un important profit dès lors qu'elles prendront en compte la question de l'importance du développement durable. Hélas, il reste environ 30% des entreprises où cette préoccupation reste à l'état de réflexion, par les changements qu'elle entraine dans l'immédiat. Cependant, les entreprises sont régulièrement encouragées à l'aide de subventions de la part l'État.

[modifier (go to modifier-192-section-5.cours)]Le rôle de l'État

[modifier (go to modifier-192-section-6.cours)]Éducateur

L'État souhaite éduquer la population française. On ressent cette volonté dans l'article 8 de la charte de l'environnement « L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte ». On retrouve d'or et déjà une éducation environnementale par le biais de l'éducation nationale, c'est alors que depuis la rentrée 2004, le développement durable fait partie intégrante des programmes scolaires.
A la fin août 2006, Nelly OLIN, Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a obtenu que soient insérées dans les cahiers des charges des télévisions et radios publiques des dispositions relatives à la prise en compte de l’environnement et du développement durable dans leurs programmes.
Dès lors, on retrouve plusieurs émissions qui traitent du problème environnemental comme à la radio « Planète Terre », « Planète Environnement » ou encore « Terre à Terre », ou bien à la télévision « En Terre Inconnue ».
Il reste alors à l'État d'utiliser le média qui offre le plus de possibilité qu'est Internet. Il offre relativement peu d'informations sur le développement durable, notamment sur le site du ministère de l'écologie et du développement durable. Il laisse donc d'autres associations, ONG, sociétés s'occuper de cette éducation.

[modifier (go to modifier-192-section-7.cours)]Législateur

Le rôle de l'État qui ressort le plus pour les consommateurs et celui de législateur. On voit l'influence de l'État législateur par le biais des lois proposées par le gouvernement, comme celle concernant le traitement des DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques). Le rôle législateur de l'État sera précisé par ses actions concrètes dans la partie III° Législation.

[modifier (go to modifier-192-section-8.cours)]État subvention

Dans sa volonté d'éduquer les français (autant les entreprises que les ménages), l'Etat propose souvent des subventions pour les consommateurs au profit du développement durable. Cela s'illustre par plusieurs procédés s'appliquent.

  • Associations - Le MEDD peut libérer des crédits aux associations si ces fonds sont destinés à :
    • L'information du citoyen et leur participation aux débats publics
    • L'éducation à l'environnement pour un développement durable
  • Entreprises
    • Participation financière aux frais d'installations énergétiques ou de traitement des déchets…
  • Particuliers
    • Par le biais des communes, l'État libère parfois des fonds pour les investisseurs de matériels énergétiques, produisant de l'énergie renouvelable comme l'énergie solaire, géothermique…
    • Une autre aide de l'État consiste également à exonérer tout impôt sur ce type de matériel

[modifier (go to modifier-192-section-9.cours)]Le développement durable au cœur de l'économie internationale

[modifier (go to modifier-192-section-10.cours)]La stratégie européenne

Le développement durable signifie que les besoins de la génération actuelle doivent être satisfaits sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le Conseil européen de Göteborg (2001) a adopté la première stratégie de l'UE en faveur du développement durable.
Les objectifs de cette stratégie sont :

  • PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT
  • ÉQUITÉ SOCIALE ET COHÉSION
  • PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE
  • ASSUMER NOS RESPONSABILITÉS INTERNATIONALES

Elle vise à l’amélioration continue de la qualité de la vie et du bien-être sur Terre des générations actuelles et futures.
Une fois accomplis, ces objectifs permettront d’avoir :

  • Une économie dynamique,
  • Le plein emploi,
  • Un niveau élevé d'éducation,
  • Un niveau élevé de protection de la santé,
  • Un niveau élevé de cohésion sociale et territoriale,
  • Un niveau élevé de protection de l'environnement dans un monde en paix et sûr, tout en respectant la diversité culturelle.

Assigner des objectifs clairs et solides en vue du développement durable ouvrira des perspectives économiques intéressantes génératrices de croissance et d’emploi. Le Conseil européen souligne combien il importe de dissocier la croissance économique de l’utilisation des ressources, c'est-à-dire d’investir dans des énergies renouvelables au lieu de viser une croissance économique en gaspillant les ressources de la Terre.

[modifier (go to modifier-192-section-11.cours)]Les relations Nord-Sud au coeur du développement durable : Le commerce équitable

Aujourd'hui, on compte plus de 2700 magasins dans le monde, commercialisant exclusivement des produits issus du commerce équitable. Et, grâce à la vingtaine de labels mis en place par des structures internationales, les produits issus de l'artisanat ainsi que le café, le cacao, le thé, le miel, les tapis, les bananes, le jus d'orange, des fleurs, sont proposés dans 43000 supermarchés. L'Europe, quant à elle, peut se flatter d'être la région du Nord où le commerce équitable est le plus développé.

[modifier (go to modifier-192-section-12.cours)]Comment le définir ?

Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à un plus grand équilibre dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs défavorisés (il garantit au producteur un tarif de vente minimal, au prix d'un surcoût volontairement accepté par le consommateur), dans le cadre de modes de production respectueux de l’environnement.

[modifier (go to modifier-192-section-13.cours)]Quels sont ses objectifs ?

Le commerce équitable repose sur la combinaison de trois principes :

  • L’équilibre des relations commerciales entre les partenaires
  • L’accompagnement des organisations de producteurs et de leurs
  • La promotion des produits et la sensibilisation des consommateurs

[modifier (go to modifier-192-section-14.cours)]Que représente-t-il du point de vue économique ?

Le marché des produits du commerce équitable demeure encore faiblement développé (0,02 % du commerce mondial, 0,1 % du commerce entre l’Europe et le Tiers Monde, 240 M€ en France en 2004) mais connaît une croissance annuelle très forte (50 % en 2005 en France).

  • 39 % des consommateurs français considèrent que le CE est un moyen d’équilibrer les relations commerciales Nord -Sud (Sondage PFCE-Ipsos- octobre 2002).
  • Un consommateur qui paie en France 10 à 15 % de plus pour un produit équitable permet d’améliorer les revenus d’un producteur défavorisé de 30 à 40 %.

[modifier (go to modifier-192-section-15.cours)]La politique sur le développement durable des États membres de l’Union Européenne

Le Conseil européen de Göteborg des 15 et 16 juin 2001 a demandé aux États membres de l'Union Européenne d'intégrer les objectifs stratégiques de développement durable dans les politiques publiques. C'est le 3 juin 2003, lors du premier Comité Interministériel pour le Développement Durable, que la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) a été adoptée.

Son but est de donner au développement durable une dimension majeure au sein de la politique gouvernementale et de l'intégrer dans l'ensemble des politiques publiques. Elle vise à :

  • Donner une vision commune des enjeux et des évolutions nécessaires à court et moyen termes
  • Préciser les modalités d'intégration du développement durable aux politiques publiques
  • Suivre les progrès réalisés

Ces ambitions sont déclinées autour de six axes :

  • L'activité économique
  • L'aménagement et la gestion des territoires
  • La précaution, la prévention, la police
  • L'information, l'éducation, la sensibilisation, la participation
  • L'action internationale
  • L'État exemplaire

Exemples de propositions de stratégies de développement durable à réaliser par les états membres :

  • Les prix doivent refléter les coûts environnementaux et sociaux
  • Il faut investir dans l'innovation scientifique et technique
  • Une meilleure communication permettra de susciter l'engagement des citoyens et des entreprises

Des progrès ont étés réalisés, grâce à la SNDD, dans les domaines :

  • Climat et énergie
  • Transport durable
  • Production et consommation durables
  • Conservation et gestion des ressources naturelles
  • Santé publique Défis mondiaux de la pauvreté et du développement durable

[modifier (go to modifier-192-section-16.cours)]La législation

[modifier (go to modifier-192-section-17.cours)]Législation française

LOI n°99-533 du 25 juin 1999 d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire et portant modification de la loi no 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire.
Au sein d'un ensemble européen cohérent et solidaire, la politique nationale d'aménagement et de développement durable du territoire permet un développement équilibré de l'ensemble du territoire national alliant le progrès social, l'efficacité économique et la protection de l'environnement. Elle tend à créer les conditions favorables au développement de l'emploi et de la richesse nationale, notamment en renforçant la solidarité des entreprises avec leur territoire d'implantation, et à réduire les inégalités territoriales tout en préservant pour les générations futures les ressources disponibles ainsi que la qualité et la diversité des milieux naturels.

  • LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l'environnement (voir document annexe)
  • LOI n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique
  • LOI n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006

[modifier (go to modifier-192-section-18.cours)]Législation européenne

Une absence remarquée de réels traités.

[modifier (go to modifier-192-section-19.cours)]Législation mondiale

[modifier (go to modifier-192-section-20.cours)]Le protocole de Montréal

Le Protocole de Montréal est un accord international visant à réduire et à terme éliminer complètement les substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne le 16 septembre 1987 dans la ville de Montréal, au Québec. Aujourd'hui 180 pays sont signataires du Protocole de Montréal.
Ce protocole impose la suppression de l'utilisation des CFC (chlorofluorocarbones), de halons, bromure de méthyle et autres substances appauvrissant la couche d'ozone. Les CFC sont aujourd'hui définitivement supprimés à l'exception de quantités très minimes et indispensables (utilisation en médecine).

[modifier (go to modifier-192-section-21.cours)]Le protocole de Kyoto

La gouvernance internationale sur le climat repose sur deux traités internationaux fondamentaux : la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC ou UNFCCC en anglais), ouverte à ratification en 1992, et entrée en vigueur le 21 mars 1994, a été ratifiée à ce jour par 189 pays dont les États-Unis et l’Australie. Son traité fils, le protocole de Kyoto, a été ouvert à ratification le 16 mars 1998, et est entré en vigueur en février 2005. Il a été ratifié à ce jour par 156 pays à l'exception notable des États-Unis et de l’Australie.

[modifier (go to modifier-192-section-22.cours)]Document annexe

Document Annexe

Dernière mise à jour: le 24.08.2007 à 07:45
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