Dernière version du 19.04.2008 18h02
Sommaire
1 Cinématique (2)
1.1 Mouvements circulaires
1.1.1 Repérage angulaire du mobile
1.1.2 Vecteur vitesse et vitesse angulaire
1.1.3 Vecteur accélération
1.2 Cas particulier du mouvement circulaire uniforme
1.3 Mouvement curviligne quelconque (approche élémentaire)
1.3.1 Exemple
[modifier (
modifier-370-section-1.cours)]Cinématique (2)
[modifier (
modifier-370-section-2.cours)]Mouvements circulaires
Nous nous intéresserons ici aux mouvements sur un cercle (vu du référentiel choisi ; parce que vu d'un autre référentiel, la trajectoire pourrait être une hélice, une droite, etc.)
[modifier (
modifier-370-section-3.cours)]Repérage angulaire du mobile
Nous emploierons exclusivement le radian comme unité d'angle. En effet, les lignes trigonométriques sont définies sans ambiguïté comme des fonctions, et (par exemple), on a
, ce qui veut dire que la fonction
, au nombre
, fait correspondre le nombre 1. La fonction sinus est unique, elle est définie ainsi.
Lorsque dans la pratique, on écrit , cela ne peut pas vouloir dire que la fonction sinus, au nombre 90, fait correspondre le nombre 1, mais qu'une fonction associée, que j'appellerai
, à tout nombre
(angle exprimé en degrés), fait correspondre le nombre
.
Il est bien plus simple de s'en tenir aux angles en radians, parce que nous avons besoin de la définition "de base", "mathématique", des fonctions , et de leurs dérivées, limites, etc., nécessaires pour calculer vitesses et accélérations, et résoudre les questions qui se posent.
On rappelle que, si l'on considère un cercle de centre et de rayon
, et deux points
de ce cercle, alors
=1 radian si l'arc
a une longueur
.
Or le périmètre du cercle est , et correspond à un angle de 360°.
Les angles étant proportionnels aux longueurs d'arc, un angle de 360° vaut donc radians.
On peut écrire :
radians = 180° ;
radians = 90° ;
radians = 60° ;
radians = 45° ;
radians = 30°
etc.
Il est clair que, exprimé en radians, l'angle vaut
Considérons un mobile sur une trajectoire circulaire de rayon .
Choisissons une origine, un point de ce cercle.
On définit une abscisse curviligne en choissant un sens de parcours sur le cercle, et en posant pour un point
, abscisse curviligne de
=
selon que le parcours de
vers
se soit fait dans le sens positif ou non.
La relation entre l'abscisse curviligne et l'angle (en comptant 0 pour l'angle repérant le point
) est
.
Si l'on se donne un repère orthonormal de centre , centre du cercle, alors les coordonnées du mobile s'expriment par
[modifier (
modifier-370-section-4.cours)]Vecteur vitesse et vitesse angulaire
Le vecteur vitesse est toujours défini par
Et ici, cela donne, en supposant dérivable :
Introduisons un nouveau repère (orthonormal lui aussi), tournant avec , appelé "repère mobile" :
avec
et
On remarquera la chose importante :
On a donc, pour tout mouvement circulaire :
(On remarquera que le vecteur vitesse est - comme toujours - tangent à la trajectoire, puisque défini comme rapport d'un déplacement infinitésimal sur le laps de temps infinitésimal correspondant )
La norme de la vitesse est
Mieux, on peut définir une vitesse algébrique, en tenant compte du sens donné en définissant l'abscisse curviligne :
, qui sera positive si le mobile parcourt le cercle dans le sens défini positif des angles, négatif sinon.
Et comme , on aura donc :
et bien sûr
(attention, ne pas confondre
qui est un nombre réel positif ou négatif, avec
).
[modifier (
modifier-370-section-5.cours)]Vecteur accélération
On définit toujours l'accélération par
Or en dérivant le vecteur vitesse , il vient
et en dérivant
on obtient
Finalement, on a pour le vecteur accélération :
Si l'on considère le vecteur accélération au point où se trouve le mobile à l'instant considéré, ce vecteur accélération peut être considéré comme la somme de deux vecteurs orthogonaux entre eux :
, tangent à la trajectoire au point
, appelé vecteur accélération tangentielle.
, normal à la trajectoire et toujours dirigé vers le centre de celle-ci (c'est ce qu'on appelle une accélération centripète), appelé accélération normale:
Ces deux vecteurs, accélération tangentielle et accélération normale, peuvent être exprimés autrement, d'une manière plus pratique.
En effet, nous avons vu que
, rappelons-le, est la mesure algébrique sur la trajectoire orientée, et
Si l'on dérive (qui varie aussi selon le mouvement considéré) par rapport au temps, on obtient (
) :
ou encore
Avec cela, il apparaît aisément que
et
On raisonne souvent avec la mesure algébrique de l'accélération tangentielle, que l'on appelle
et la norme de l'accélération normale (toujours dirigée, du reste, vers le centre de la trajectoire circulaire), que l'on appelle
[modifier (
modifier-370-section-6.cours)]Cas particulier du mouvement circulaire uniforme
C'est le mouvement circulaire tel que
(on a appelé
la vitesse angulaire, constante ici (unité : le radian/seconde,
).
Alors, on peut écrire
, où
est une constante définie par le mouvement considéré.
Dans ce cas, on a pour la position du mobile :
Pour la vitesse, on a :
On remarque que la norme du vecteur vitesse est .
La mesure algébrique de la vitesse sur la trajectoire munie d'une abscisse curviligne est, rappelons-le :
, et
peut être positif ou négatif selon le sens de parcours du mobile sur le cercle-trajectoire.
Il est très utile de se rappeler de la simple propriété mathématique s'énonçant :
(ceci pourrait s'énoncer : dériver ou
revient à ajouter
à leur argument
)
Pour l'accélération, comme , l'accélération tangentielle est nulle :
, et l'accélération se réduit à l'accélération normale, c'est-à-dire une accélération centripète :
.
Par exemple, un satellite en orbite circulaire autour de la Terre suit nécessairement (nous le verrons en Dynamique) un mouvement circulaire uniforme, et sa seule accélération est dirigée vers le centre de la Terre ; cette accélération est due à son poids, force d'attraction de la Terre sur le satellite, ni plus ni moins.
[modifier (
modifier-370-section-7.cours)]Mouvement curviligne quelconque (approche élémentaire)
Nous admettrons au niveau de ce cours (mais pas au niveau Math Sup-Math Spé) que pour tout mouvement sur une trajectoire courbe quelconque, à chaque instant, on peut considérer qu'on est (sur un petit déplacement) sur un mouvement circulaire. A l'instant , la trajectoire (enfin, un petit arc de trajectoire entourant le point
est donc assimilée à un cercle de centre
, qu'on appellera centre de courbure à l'instant
, et de rayon
, qu'on appellera rayon de courbure à l'instant
).
A tout instant, la vitesse est tangente à la trajectoire, de forme
(on a rebaptisé
le vecteur unitaire tangent à la trajectoire, et orienté dans le sens des abscisses curvilignes
croissantes).
L'accélération est toujours la somme de deux vecteurs :
avec
, où nous définirons le vecteur unitaire
tangent à la trajectoire, orienté dans le sens des
croissants, et
, où nous définirons cette fois le vecteur unitaire
comme normal à la trajectoire au point
et orienté vers le centre de courbure
(donc vers l'intérieur de la concavité de la courbe).
[modifier (
modifier-370-section-8.cours)]Exemple
Considérons le mouvement hélicoïdal défini par ses équations horaires
Sa vitesse est donnée par
Ici le vecteur unitaire est défini par
(ce qu'on peut écrire sans ambiguïté, parce que le mobile "tourne" toujours dans le même sens autour de l'axe ), et
Ecrivons l'accélération :
C'est une accélération "centripète", bien qu'il n'y ait pas de centre fixe vers lequel pointe ce vecteur accélération. En fait, il pointe vers l'axe et est orthogonal à cet axe. On a
et bien sûr, , où
est le rayon de courbure de la trajectoire à l'instant
: et
, puisque
et
d'où, ici
C'est "assez" intuitif, car si l'on imagine que la vitesse angulaire est assez petite, et la vitesse "ascensionnelle"
très grande, la trajectoire se rapprocherait de la ligne droite
()